L'absurde a ses limites

PWA #40 avec Sébastien Liébus

On dit souvent que quand on aime, on ne compte pas. C’est totalement vrai pour les dizaines d’heures passées sur la newsletter chaque mois Ça l’est nettement moins quand il s’agit de regarder certains compteurs. Et aujourd’hui, il y en a un qui me tient particulièrement à cœur :

Plumes With Attitude fête sa quarantième édition ! 🦚 🎊 

À la veille de son deuxième anniversaire prévu pour la rentrée, on pourrait presque commencer à parler de longévité. Sur ce terrain, notre nouvel invité fait figure d’autorité. Et pour cause, celui-ci est l’auteur d’un drôle de média dont vous avez très certainement entendu parler.

En vous souhaitant une bonne lecture,

Benjamin

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🎙 INTERVIEW… Sébastien Liébus, co-fondateur du Gorafi

À chaque newsletter, je vous propose de découvrir le portrait et les idées d’une véritable plume “With Attitude”. Aujourd’hui, j’ai l’immense plaisir de recevoir Sébastien Liébus, qui est à l’origine du plus emblématique des médias satiriques : Le Gorafi. À la veille du dizième anniversaire du journal, on fait le point ensemble sur sa première décennie. 

Hello Sébastien, et merci beaucoup d’avoir répondu à l’invitation ! En préparant cette discussion, j’ai potassé plusieurs de tes interviews passées. Et j’ai remarqué que tu avais souvent tendance à répondre aux questions des journalistes par l’absurde. Et comme c’est la marque de fabrique du Gorafi, je me demandais : qu’est-ce qui t’attire tant dans ce registre ? 

C'est un univers dans lequel je me sens bien. L'absurde me permet de lutter contre le quotidien et d'éviter de trop souffrir par rapport à notre réalité — elle-même très absurde. Pas plus tard qu’hier [au moment de l’interview], Macron a tweeté “Vive la Fête de la Musique, ensemble” alors que dans les quarante-huit heures précédentes, des CRS avaient détruit du matériel sono et coursé des gamins qui faisaient la fête dans la rue. Voilà donc une belle illustration de l’absurdité de notre monde. Parfois, je trouve même que ce que je fais avec le Gorafi est en deçà de la réalité. Ce qui est sûr, c’est que notre absurde est bien plus bienveillant que celui qu’on nous sert à longueur de journée — et qui fait mal.

Justement, tu as récemment dit “le monde se gorafise”. Que veux-tu dire par là ? Tu trouves que le monde d’aujourd’hui est plus absurde qu’auparavant ou tu dirais que c’est son traitement médiatique qui donne cette impression ?

Le monde n’est pas devenu absurde en un claquement de doigt, il l’était déjà. Seulement, c’est comme si dernièrement il y avait eu un glissement. J’ai l'impression qu’aujourd’hui, plus rien n'a d'importance ou de sens dans ce qu'on dit et ce qu'on fait en public — notamment en politique. Quand Trump disait qu’il voulait acheter le Groenland, il n’en pensait probablement pas un mot. Seulement, ça a attiré l’attention des journalistes et du public sur ce sujet plutôt que sur le sort des enfants mexicains mis dans des cages par la police américaine. Quand Macron a dit le mois dernier que les sans-papiers ont “des devoirs avant d’avoir des droits”, presque personne n’en a parlé. Mais pour analyser la claque qu’il a reçu, il y avait du monde. Beaucoup plus que pour faire une vraie analyse de la claque que les droits de l’homme ont reçu. Quand plus rien n'a de sens, tu peux tout te permettre, tout dire, tout mélanger. Et le pire, c’est que ça passe.

Le sujet de l’absurde m’évoque une édition de PWA sur le complotisme, avec Tristan Mendès France en invité. Selon toi, y a-t-il des liens entre l’utilisation accrue de l’absurde aujourd’hui et la montée en puissance de théories du complot toujours plus farfelues ?

Avec le Gorafi, on nous donne parfois un rôle qu'on n’a pas. On est des guignols, on est là pour faire rire. Et ça s’arrête là. On ne fait que jouer avec l'absurde pour faire de la satire. Alors certes, la satire est une arme politique : celles des faibles pour se retourner contre les puissants. Mais tout ce qu’on fait, c’est envoyer un reflet de la société qui n’est pas toujours beau à regarder. On dit souvent que la satire est à la fois drôle et triste pour la même raison : à savoir que ce qu’elle dit est vrai. C’est totalement différent du complotisme, qui est une toute autre façon de voir le monde. Quand tu es complotiste, tu vis dans ta propre vérité. Ta perception du monde n’a rien d’absurde. Au contraire, elle repose sur des bases solides et fonctionne selon une certaine logique — biaisée certes, mais en laquelle tu crois. Et si autant de gens se radicalisent sur Youtube ou Facebook, c’est parce que leurs algorithmes vont te mettre sous les yeux… ce que tu cherches. Donc si tu cherches à savoir si les vaccins donnent le cancer et transforment les gens en zombies communistes, tu vas tomber sur du contenu qui te dira que oui. J’en ai d’ailleurs eu une illustration récemment, avec le cas d’une amie. Celle-ci est passée en à peine deux mois de “je suis sceptique au sujet des vaccins et de la 5G” à “les stars d’Hollywood sont satanistes” ou encore “Bill Gates est un Illuminati qui veut contrôler la population mondiale”. Et j’ai vraiment été impressionné par la vitesse à laquelle elle s’est radicalisée. Autant dire que je ne veux pas du tout voir le Gorafi associé à ça.

Loin de moi cette idée (rires). Au contraire, je trouve que c’est important de rappeler les différences fondamentales entre l’absurde délibéré de la satire et les propos complotistes, souvent absurdes malgré eux. Pour en revenir au Gorafi, comment décrirais-tu votre humour avec tes propres mots ?

En fait, le Gorafi est un journal qui n'existe pas. Ou plutôt, pas dans notre réalité. Car il existe bel et bien, mais dans un monde parallèle. Son équipe est persuadé que ce sont les autres journaux les fake news. Quand on écrit pour le Gorafi, on se met dans la tête d’un journaliste stupide qui pense lui-même que ses lecteurs sont stupides. L’idée, c’est de partir du postulat que celui-ci ne comprend pas son sujet et pensent que les gens qui le liront ne comprendront pas non plus. Ça implique donc de donner dans la surenchère au niveau des explications. Par exemple, je viens de publier un article qui raconte l’aventure d’un Parisien qui a exceptionnellement pris le bus au lieu du métro. Pour l’écrire, je me suis mis dans la tête d’un journaliste convaincu de tenir une histoire digne du Seigneur des Anneaux. Dans un autre registre, on avait publié un article sur la console Saturn de Sega rentable vingt ans après sa sortie dans lequel on expliquait sur deux lignes où se situait le Japon. On a fait comme si le journaliste s’adressait à quelqu’un qui n’en avait jamais entendu parler de sa vie. Donc l’humour du Gorafi, c’est aussi bien dans le fond du propos que dans la façon de le présenter. On aime se jouer de l’actu et en faire des jouets de qualité. Je suis très admiratif du travail de l’équipe de Groland, qui a réussi à créer un véritable univers à eux, avec un pays et son président, une carte et ses villages. C’est vraiment ce qui nous inspire au Gorafi : on veut que nos lecteurs s’imaginent une rédaction de deux-cents journalistes qui passent des coups de fil dans un open space et envoient des experts sur le terrain pour vérifier s’il pleut. L’humour Gorafi, c’est un reportage à la Breaking News dans lequel un correspondant local te confirme sur place qu’il fait nuit dehors car il n’y a plus de luminosité et que les voitures ont allumé leurs feux de croisement. Pour moi, la façon d’amener une vanne contribue à 50% de son potentiel comique.

Je reconnais qu’il y a de vrais atomes crochus entre votre humour et celui de Groland. Il y a un cliché sur le Gorafi — sur lequel vous avez vous-mêmes déjà plaisanté — à propos du fait que les gens ne lisent que le titre de vos articles sur les réseaux sociaux. Et comme tu viens de me parler de tout le travail investi dans leur rédaction, je me demandais : tu ne trouves pas ça trop frustrant ?

Si personne ne lisait nos articles, on ne parlerait pas du Gorafi dix ans après sa création. On ne serait d’ailleurs pas en train d'avoir cette conversation. Si on n’avait pas de trafic sur notre site, on n’aurait pas de revenus publicitaires, pas d’équipe, et on aurait dû mettre la clé sous la porte en 2013. Reste que les titres d’articles, c’est une spécialité et un ressort essentiel de notre activité. Ils sont basés sur une certaine musicalité. Notre approche c’est d’écraser la blague au maximum — voire de la noyer — par une façon de l’énoncer à la fois neutre, pompeuse et didactique. L’idée, c’est que ton cerveau ne remarque pas la blague au premier abord car la musicalité est similaire à celle des titres de presse auxquels tu es habitué. C’est seulement dans un second temps que tu vas comprendre qu’il y a quelque chose qui cloche avec ce titre en particulier — et c’est d’ailleurs ce qui te fait cliquer. Au-delà des titres, on reçoit beaucoup de compliments sur la qualité rédactionnelle de nos articles. Notre approche n’est en rien comparable à tous ces sites qui reposent sur du clickbait sans véritable travail journalistique derrière. J’ai toujours beaucoup aimé l’écriture et la création d’images mentales qui lui est associée. Il ne s’agit pas simplement de mettre des phrases bout à bout. Pour moi, la magie de l’écriture, c’est sa capacité à nous projeter dans un univers et à stimuler notre imagination. Et il y a un vrai plaisir à amuser nos lecteurs en les faisant imaginer n’importe quoi, comme un mec qui traverse la rue et se fait percuter par un emploi.

Excellent ! (rires) Pour moi, l’une des forces du Gorafi c’est justement cette façon de jouer avec le langage — qui a d’ailleurs beaucoup évolué ces dernières années. Forcément, je pense à votre coup de maître avec Christine Boutin qui vous avait trouvé suffisamment crédible pour citer votre “stratégie provisoire d'avancement à potentialité différée” du gouvernement.

En soi, c’est l’exemple parfait pour illustrer notre approche de la musicalité des titres de presse. Le tweet qu’elle avait cité reprenait cette tendance de discours corpo entre bullshit et langue de bois. Et elle est tombée dans le panneau ! Mais effectivement, le langage c’est notre matière première. On aime jouer avec tous ses codes.

Et à l’inverse, j’ai lu des articles très sérieux par Mediapart ou Le Monde Diplomatique qui analysaient ce qu’est le “gorafique” (ou “gorafisme”). Ça t’inspire quoi ce genre de papier ?

En fait, ça me permet d'avoir un regard extérieur sur mon travail. Ça fait dix ans que j’écris au moins article par jour. Sur certaines périodes, ça allait jusqu’à trois. J’ai trop le nez dans le guidon pour m’arrêter sur la dimension symbolique de ce qu’on fait. Pour moi, on n’est que le reflet de notre époque : à savoir des guignols qui jouent avec les codes du moment. Après si les gens voient autre chose, tant mieux pour eux ! Je ne vais pas mettre en doute leurs analyses, c’est juste que ça ne me touche pas. Je suis très terre à terre : ce qui compte pour moi, ce sont les mots qui sortent de mon clavier. Quand un article cartonne, comme notre étude sur les gros cons en vélos devenus plus nombreux que ceux en voiture, on est contents. Mais parfois, ça ne marche pas et c’est pas grave : on passe à autre chose. En 2022, on va fêter les dix ans du Gorafi. Il y a dix ans, Vine n’existait pas. Aujourd’hui, Vine n’existe plus. Il y a dix ans, Macron n’existait pas en politique. Peut-être que dans dix ans, il n’existera plus. On a vécu sous trois présidents français, quatre américains. Il y a des lecteurs qui nous ont découvert il y a dix ans, qui ont grandi avec nous et continuent à nous lire aujourd’hui. D’autres ont lu leur premier article du Gorafi avant-hier. Quand je me retrouve en séances de dédicaces de nos livres, je croise toutes les tranches d’âges : des ados, des adultes, et même des grands-parents qui nous ont découvert grâce à leurs petits-enfants — et qui nous comparent au Petit Rapporteur. On a un humour qui n’est ni trop codé ni trop référencé, d’où notre capacité à toucher un public large. Il suffit juste de connaître un minimum la presse pour saisir nos mécanismes humoristiques.

Et justement, quel ton regard sur le monde de la presse actuel ? Parce que d’une part vous vous moquez de l’industrie en jouant avec ses codes, mais de l’autre j’imagine que vous avez aussi eu une certaine influence sur son évolution au cours de la dernière décennie.

Je te partage mon écran et te fais un graphique que je montre à mes étudiants. À noter qu’il n’est pas de moi mais d’un article qui analysait l’impact de The Onion sur la presse américaine.

L’abscisse représente le Temps sur ces dix dernières années. L’ordonnée, c’est le degré de Stupidité des titres de presse — aussi bien dans le type de faits relayés que dans leur façon de le rapporter. Maintenant, tu as trois courbes. En vert, c’est la presse classique qui, traditionnellement, n’est pas censée faire preuve de stupidité. En bleu, c’est le Gorafi : on a un degré de stupidité élevé qui s’appuie sur notre approche de l’absurdité du quotidien. C’est par exemple le mec qui prend le bus au lieu du métro pour la première fois de sa vie. En rouge, tu as les fake news qui sont basées sur des mensonges et des titres volontairement outranciers. C’est le complot des Illuminati et les vaccins qui nous transforment en zombies. Ce que j’ai pu observer en France, c’est ce moment où les titres de presse classiques ont commencé à devenir plus stupides que les nôtres. Leur raisonnement est le suivant : “Le Gorafi est devenu viral sur les réseaux sociaux parce que leurs titres sont drôles. Alors pourquoi ne pas faire pareil pour surfer sur cette viralité ?” Et c’est comme ça que tu te retrouves avec des titres de BFM TV que tu n’aurais jamais pu imaginer auparavant. Il y a un exemple que je cite souvent, c’est celui d’un prêtre agressé par un cambrioleur dans son presbytère. Et il s’avère que le prêtre était un ancien judoka, ce qui a donné pour titre : “Il cambriole un presbytère et tombe sur un ancien judoka”. Sauf que l’article indique que le cambriolage a mal tourné et que le prêtre s’est retrouvé à l’hôpital. Au final, l’anecdote du judo a été mis en avant pour son côté insolite alors qu’elle n’a eu aucune incidence sur l’histoire. Un titre plus honnête aurait été : “Cambriolage dans un presbytère : un blessé”. Et c’est problématique d’occulter une information aussi importante dans le titre, au profit d’une autre qui est totalement anecdotique. Ça revient à déguiser la réalité pour donner dans la viralité. Maintenant, plus proche de nous (et plus grave !) : l’incendie des entrepôts de Lubrizol à Rouen en 2019. Le journal 20 Minutes avait titré quelque chose du genre “Selon la préfecture, le nuage est toxique mais pas trop” [depuis modifié] pour mettre en avant les déclarations contradictoires du préfet. Sauf qu’au même moment, tu as des familles en panique, avec des enfant qui ont mal aux yeux et à la gorge, qui s’inquiètent vraiment de la toxicité du nuage. Et là, tu tombes sur cet article dont le titre se fout littéralement de ta gueule alors que l’information aurait dû être quelque chose comme : “Le préfet empêtré dans des déclarations contradictoires à propos de la toxicité du nuage”. L’humour n’a pas sa place dans une situation aussi grave. Quand tu es un journal, tu as une responsabilité envers tes lecteurs. Tu leur dois d’être crédible et digne de confiance. Tu ne dois pas imiter le Gorafi qui n’a aucune responsabilité sérieuse, si ce n’est de mentir tous les jours à ses lecteurs. On me demande souvent si on a déjà essayé de diffuser une vraie info, juste pour voir les réactions. Sauf que ce serait trahir le pacte qu’on a avec nos lecteurs et qui est justement basé sur le fait qu’ils ne peuvent pas faire confiance à nos articles. Alors si demain on publie une vraie info, ils vont être perdus. D’ailleurs, une bonne technique pour évaluer la stupidité d’un titre de presse, c’est de compter le nombre de commentaires sur les réseaux sociaux qui demandent si c’est du Gorafi. Si c’est au-delà de cinq, c’est qu’il y a un problème. Et ce problème, ce n’est pas nous. Car à la base, c’est nous qui courons après la stupidité des titres de presse. Et à partir du moment où c’est la presse classique qui veut faire du Gorafi, ça nous oblige à repenser toute notre manière de créer des titres pour s’adapter à cette nouvelle musicalité. Ça change tout notre métier, et c’est sans fin.

Voilà une belle démonstration du “monde qui se gorafise”. Je te propose de conclure cette interview sur ça et te dis un grand merci pour cette conversation géniale. En tout cas, j’ai hâte de voir ce que tu nous réserves pour le dixième anniversaire du Gorafi. À très bientôt Sébastien !

QUIZ : vrai vie ou Gorafi ?

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Je vous ressers une tranche de Web3 ?

Échec et mat : Un être humain génial du nom de Jackson Dame m’a aidé à créer ma publication Mirror, et ainsi à faire mes premiers pas dans Web3. Le pire, c’est qu’il n’y connaissait encore rien il y a six mois. Aujourd’hui, il prête sa plume à l’une des étoiles montantes de la galaxie Ethereum — et nous détaille son approche juste ici.

Bon départ : Je me méfie souvent des vérités absolues avancées par de nombreux créateurs de contenus. Mais à ce jeu, Steph Smith fait figure d’exception grâce à une approche riche qui fait la part belle à la différenciation.

DAO it yourself : Vous vous souvenez des Decentralized Autonomous Organizations (DAO) évoquées dans l’interview de Patrick Rivera [cf. PWA #38] ? Si vous voulez approfondir ce vaste sujet, je vous recommande de commencer ici et avec ces deux répertoires pour créateurs tout juste publiés.

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DERNIÈRE CHOSE…

Loin de moi l’envie de me tourner les plumes, mais cette newsletter est un drôle d’oiseau migrateur. Alors en juillet-août, PWA passe à une édition par mois avant de souffler sa deuxième bougie à la rentrée.

May the words be with you,

Benjamin

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